Les clients et familles au centre des nouvelles subventions de recherche

La recherche joue un rôle essentiel dans ce que nous faisons ici au Royal. En repoussant les limites de nos connaissances de manière à répondre aux besoins et aux expériences de nos clients, nous pouvons créer un meilleur avenir pour toutes les personnes atteintes de maladie mentale.

Plusieurs nouveaux projets passionnants menés par les équipes de recherche du Royal ont récemment reçu le soutien des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) :

Thérapies pour les troubles du spectre de la schizophrénie

La Dre Nicola Wright estime que cette étude pourrait avoir un très fort impact, tant par l’utilisation novatrice de la technologie, que par le fait que les clients participent activement au processus de recherche.

La Dre Wright fait partie d’une équipe interdisciplinaire du Royal qui a reçu une subvention de 100 000  $ du programme Catalyseur de la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) des IRSC pour mener une étude pilote d’un an afin d’étudier des thérapies destinées aux personnes atteintes de troubles du spectre de la schizophrénie.

Les participants seront répartis au hasard dans l’un des trois groupes suivants : la thérapie cognitivo-comportementale pour traiter la psychose (TCC-P); la TCC-P en combinaison avec la pleine conscience; et la « thérapie par avatar », qui consiste à utiliser des simulations informatiques et la réalité virtuelle pour montrer aux clients différentes façons de gérer les voix qu’ils entendent (hallucinations auditives verbales). En effet, les premières recherches sur la thérapie par avatar ont révélé que ce type de traitement peut réduire la gravité des hallucinations auditives persistantes.

« Il s’agit d’aider les gens à trouver des stratégies pour apprendre à gérer ces voix pour qu’ils aient une meilleure qualité de vie », explique la Dre Wright.

L’étude pilote adoptera une approche de recherche participative, qui consiste à faire  participer les clients (parfois appelés « experts par l’expérience » ou « personnes ayant une expérience vécue ») à chaque étape de la recherche, y compris l’élaboration de la proposition de subvention initiale, la conception de la recherche et, par la suite, l’analyse, l’évaluation des données, les publications et les présentations (conférences, etc.).

La Dre Wright explique que l’approche de recherche participative est un modèle d’autonomisation pour les clients. « Elle modifie notre culture et notre approche en nous orientant vers la co-conception et la collaboration, tant en matière de recherche qu’au niveau des traitements. »

Les membres de l’équipe comprennent : Nicola Wright, Alexandra Baines, Tim Aubry, Nancy Bahl, Clifford Cassidy, Tiffany Clough, Sheila Deighton, Faye Doell, Tomas Fogl, Tyrone Gamble, Synthia Guimond, Peggy Hickman, Natalia Jaworska, Sean Kidd, Julia Marinos, Robyn McQuaid, Mahesh Menon, Lisa Murata, Olabisi Owoeye, Kevin Ritchie, Carrie Robertson, Lynn Rutledge, Jonathan Samosh, Helen Thai, Jessica Tutino.

Étude sur la possibilité de renforcer le soutien aux conseillers auprès des aidants 

Le fait d’aider les conseillers auprès des aidants naturels à devenir plus compétents et mieux informés dans leur rôle est bénéfique pour tout le monde et a une valeur durable.

Une équipe interdisciplinaire des Services de santé Royal Ottawa a reçu une subvention de 100 000 $ du programme Catalyseur de la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) des IRSC pour mener un projet de recherche qui examinera les besoins des conseillers auprès des aidants naturels afin de renforcer les soins centrés sur les clients et les familles à l’échelle du système de santé mentale.

Le résultat de ce projet de recherche, intitulé « Élaboration d’un cadre pour favoriser l’engagement significatif des aidants naturels dans le domaine de la santé mentale et de la toxicomanie » (Building a Framework for Supporting Meaningful Family Caregiver Engagement in Mental Health and Addiction), permettra d’établir un cadre pour renforcer le niveau de soutien offert aux aidants naturels qui deviennent conseillers auprès d’autres aidants.

Cynthia Clark, ancienne présidente du Conseil consultatif des familles du Royal, participe activement à ce projet. Mme Clark a plus de vingt ans d’expérience dans l’éducation, le soutien et la défense des intérêts des personnes qui s’occupent d’un proche atteint de maladie mentale.

« Je suis très consciente des besoins des conseillers et je veux également examiner les besoins des organismes qui ont besoin de ces conseillers », déclare-t-elle.

Les conseillers auprès des aidants naturels parlent au nom des aidants et jouent un rôle important au Royal. Ils partagent leurs expériences, leurs perspectives et leur rétroaction avec des comités, des groupes de discussion et des tables rondes, qui à leur tour éclairent la planification, la stratégie et le processus décisionnel.

Ce projet de recherche a été conçu par une équipe interdisciplinaire composée de clients et d’aidants, de prestataires de soins, d’administrateurs et de chercheurs du Royal qui reconnaissent la nécessité de travailler en collaboration pour examiner les lacunes et les priorités du système de santé.

Grâce au financement des IRSC et au soutien financier supplémentaire fourni par la Fondation du Royal, l’équipe a pour objectif de mettre au point des connaissances et des outils qui permettront de renforcer l’engagement des aidants en tant que conseillers et d’améliorer les services que les prestataires de soins offrent aux clients et à leurs aidants. 

Les membres de l’équipe comprennent : Cynthia Clark, Joanne Bezzubetz, Raj Bhatla, Susan Farrell, Denis Boileau, Kim Corace, Juliet Haynes, Natalia Jaworska, Pari Johnston, Kurtis Kitagawa, Robyn McQuaid, Florence Dzierszinski.

Nouvelles options thérapeutiques pour traiter la dépression

Des recherches ont montré que de petites doses de kétamine, un agent anesthésique, peuvent rapidement atténuer les symptômes de dépression et les idées suicidaires. Il s’agit d’une intervention qui peut changer la vie des personnes atteintes d’une dépression difficile à traiter.

L’unité de recherche du Dr Pierre Blier aux Services de santé Royal Ottawa a reçu une subvention de projet des IRSC de plus de 750 000 $ pour mener une étude de cinq ans sur les mécanismes impliqués dans le déclenchement des effets antidépresseurs rapides et durables de la kétamine.

« Nous savons que si nous administrons une perfusion de kétamine, ou six, si le client en a besoin, les gens se rétablissent, mais l’effet ne dure pas », explique le Dr Blier. « Il faut espacer les perfusions pendant un certain temps pour en maintenir l’effet. La question qui se pose est de savoir pourquoi les gens rechutent quand nous arrêtons. »

L’étude s’appuiera sur des recherches précédemment menées au Royal et se déroulera en parallèle d’une étude menée en collaboration avec la Dre Lisa MacMurray, qui vise à comparer les taux de réponse et de rémission des traitements par kétamine avec ceux des traitements par thérapie électroconvulsive (TEC). 

En examinant ce qui se passe lors de l’apparition et de la disparition des effets d’une perfusion de kétamine, les chercheurs espèrent mieux comprendre et, éventuellement, renforcer les bénéfices du traitement thérapeutique par kétamine.

Les membres de l’équipe comprennent : Pierre Blier, M. El Mansari, Shawn Hayley, Marie-Claude Audet, Alexander Harris. 

Nouveaux outils de dépistage pour les patients cardiaques 

Saviez-vous que la dépression est trois fois plus fréquente chez les patients cardiaques que dans la population générale? En fait, de très nombreuses personnes atteintes de maladies cardiovasculaires peuvent avoir une ou plusieurs autres maladies ou affections sans même le savoir. La dépression, l’apnée obstructive du sommeil et la déficience cognitive comptent parmi les plus répandues et ont toujours été sous-diagnostiquées chez les patients cardiaques.

La Dre Rébecca Robillard fait partie d’une équipe qui a reçu une subvention de 100 000 $ des IRSC pour étudier un outil de dépistage normalisé qui permettra aux cliniciens de l’Institut de cardiologie d’Ottawa de repérer plus facilement et plus rapidement les troubles cognitifs et, en fin de compte, d’aider les gens à obtenir le traitement dont ils ont besoin.

« Il semble y avoir une relation bidirectionnelle entre les problèmes cardiovasculaires et la dépression et les troubles de l’humeur », remarque la Dre Robillard, qui estime que ce type d’outil de dépistage est particulièrement pertinent en ce qui concerne l’apnée du sommeil.

« L’apnée du sommeil est sans doute le trouble du sommeil le plus insidieux », explique-t-elle. « Les gens ne savent peut-être même pas qu’ils en sont atteints ». Les personnes qui font de l’apnée du sommeil arrêtent de respirer plusieurs fois pendant la nuit, parfois jusqu’à 50 fois par heure. Quand on arrête de respirer, il n’y a plus de flux d’oxygène vers le cerveau. Il a été démontré que l’apnée obstructive du sommeil augmente l’incidence et la progression de l’insuffisance cardiaque, des maladies des artères coronaires et de la fibrillation auriculaire. Un sommeil de mauvaise qualité a également des conséquences sur la mémoire et les fonctions cérébrales. Selon la Dre Robillard, cela pourrait même affecter notre régulation émotionnelle.

Les patients de l’Institut de cardiologie d’Ottawa effectuent déjà un dépistage de la maladie d’Alzheimer. Le questionnaire est une version condensée des outils existants et validés pour dépister la dépression, les déficiences cognitives et l’apnée du sommeil. Il ne faut qu’environ cinq minutes à un clinicien pour procéder à ce dépistage.

Dans le cadre de la deuxième partie de l’étude, un pourcentage des patients ayant effectué ce test de dépistage viendra au Royal pour une analyse approfondie afin de poursuivre la validation de l’outil.

Les membres de l’équipe comprennent : Rébecca Robillard, Jodi Edwards, Richard Swartz, Lisa Mielniczuk, David Birnie, Michel Le May, Heather Tulloch, David Zhu.

Transformer la santé mentale par la recherche

Prix et subventions

Prix et subventions de 2019-2020

Rendu possible grâce à de généreux dons à la Fondation Royal Ottawa

Rendu possible grâce à de généreux dons à la Fondation Royal Ottawa