L’Institut de recherche en santé mentale du Royal a reçu une subvention de 1.5 $ million sur cinq ans afin de soutenir une recherche axée sur la participation des jeunes et portant sur la sécurité en ligne et la santé mentale.
Financé dans le cadre du programme de subventions d’équipe Jeunes en santé des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le projet répond aux préoccupations croissantes à l’égard des répercussions des réseaux sociaux et des plateformes numériques commerciales sur le bien-être des enfants et des jeunes. En plaçant les jeunes au cœur de la recherche, l’initiative vise à produire des données probantes et des solutions susceptibles de contribuer à la création d’environnements numériques plus sains et plus sécuritaires partout au Canada.
Dirigé par la Dre Tanya Halsall, chercheuse au Royal, en collaboration avec des jeunes et avec la Commission des élèves du Canadale projet, intitulé There can be no free speech without free will: Mobilizing youth voice to counter commercial technology oppression, examinera et abordera divers préjudices en ligne qui touchent les jeunes, notamment les risques pour la santé mentale, les questions relatives à l’exploitation et les répercussions sur le développement des jeunes, y compris :
- la dépendance ;
- l’image corporelle négative ;
- l’exploitation sexuelle ;
- l’automutilation ;
- le suicide.
Il est important de souligner que cette recherche reconnaît que les entreprises technologiques privilégient souvent le profit au détriment de la santé et de la sécurité publiques, ce qui contribue à la création d’environnements en ligne nuisibles. Pour être efficaces, les solutions doivent aller au-delà des changements de comportement individuels et s’attaquer aux systèmes, aux politiques et aux pratiques commerciales qui influencent la vie numérique des jeunes.

Les jeunes comme partenaires actifs
La participation active des jeunes à l’élaboration de solutions est au cœur de la réussite de ce projet. L’étude mobilisera des enfants et des jeunes âgés de 8 à 25 ans, issus de divers horizons, ainsi que leur famille, afin de s’assurer que l’expérience vécue renseigne la recherche, les politiques et les pratiques.
« Les jeunes méritent des espaces en ligne qui soutiennent leur bien-être – et non qui leur nuisent. En participant à cette recherche, nous pouvons contribuer à un véritable changement », a affirmé Oleksandr Makeikin, un jeune chercheur du projet.
Les principales composantes de cette recherche comprendront :
- la mobilisation des jeunes à plusieurs niveaux ;
- une étude des expériences vécues dans les espaces en ligne ;
- l’analyse des politiques publiques et de l’industrie technologique ;
- un état des lieux des solutions élaborées avec les jeunes pour créer des espaces en ligne plus sûrs;
- la création en collaboration de recommandations concrètes et applicables.

Cap sur l’avenir
Actuellement en phase de planification, le projet lancera sous peu le recrutement des participants. En écoutant les jeunes, en mettant l’accent sur l’équité et en s’attaquant à l’influence des entreprises et de leurs pratiques sur la santé, cette recherche vise à appuyer l’élaboration de meilleures politiques et pratiques, contribuant ainsi à des espaces en ligne plus sûrs et à une meilleure santé mentale pour les enfants et les jeunes partout au Canada.
Contact avec les médias
Alyssa Nader, spécialiste en communication, Le Royal, anader@theroyal.ca
À propos du Royal
Le Royal est un des principaux hôpitaux canadiens de traitement, de recherche et d’éducation en maladies mentales et en toxicomanies. Il a pour mission de soutenir les personnes âgées de 16 ans et plus qui sont confrontées à des situations complexes de maladie mentale et de dépendance. Depuis son ouverture en 1910, Le Royal est devenu une ressource de confiance pour les résidents de l’Est et du Nord de l’Ontario, de l’Ouest du Québec et du Nunavut.
Fort de ses campus d’Ottawa et de Brockville et de ses équipes cliniques qui œuvrent directement dans les foyers et les communautés, Le Royal offre des soins empathiques fondés sur des données probantes, ainsi que sur des recherches de pointe, notamment dans le cadre de son partenariat avec l’Université d’Ottawa et d’autres collaborateurs universitaires et communautaires. Son modèle intégré, qui conjugue soins, recherche, éducation et partenariats stratégiques, aide à façonner un avenir de rétablissement en santé mentale.
En dissociant la personne de la maladie, Le Royal aide un nombre grandissant de personnes à reprendre leur vie en main.