L’hôpital Royal entreprend une initiative d’optimisation des effectifs pour certaines unités d’hospitalisation de son campus Carling afin de renforcer la sécurité des patients, de mieux soutenir le personnel et de moderniser la prestation des soins dans un environnement de soins de santé complexe et en constante évolution.
L’optimisation de la main-d’œuvre est une pratique exemplaire largement reconnue dans les hôpitaux. Elle vise à assurer que la bonne combinaison de professionnels de la santé offre les soins appropriés, au bon endroit et au bon moment, en fonction du niveau de soins requis par les patients, plutôt que selon des ratios de dotation fixes ou des modèles historiques.
« Ce travail consiste à diriger les ressources là où elles sont le plus nécessaires », a déclaré Linda Mohri, vice-présidente principale, Services de soins aux patients, le Royal. « En passant de niveaux de dotation fixes à un modèle plus souple fondé sur les besoins des patients, nous pouvons mieux protéger la sécurité des patients et favoriser le bien-être du personnel. »
Aligner les soins sur les besoins des patients en temps réel
Jusqu’à présent, l’optimisation de la main-d’œuvre n’a pas été mise en œuvre de façon systématique dans l’ensemble des services d’hospitalisation du Royal. Compte tenu de l’évolution des besoins des patients, des pressions à l’échelle du système et de la mise en place d’une nouvelle direction clinique, le moment est venu d’harmoniser les modèles de dotation en personnel avec les meilleures pratiques reconnues dans le système de santé.
L’initiative actuelle est de portée limitée et vise les unités d’hospitalisation du campus de Carling. Elle concerne les rôles de soins infirmiers et de soutien – notamment les infirmières autorisées (IA), les infirmières auxiliaires autorisées (IAA) et les préposés aux soins personnels (PSP) – et elle aura différentes répercussions selon les unités et les rôles.
Des analyses fondées sur des données et des comparaisons avec des établissements pairs démontrent qu’il est possible de mieux aligner la dotation sur le niveau de soins que nécessitent les patients et les champs de compétence des rôles. Dans certains secteurs, cela signifie corriger une surdotation en personnel historique lorsque les besoins des patients sont moins importants, tout en veillant à ce que les secteurs où les niveaux de soins sont plus élevés disposent du soutien nécessaire.
« Il ne s’agit pas d’avoir moins de personnel, mais d’avoir la bonne combinaison de personnel », a ajouté Mme Mohri. « En faisant correspondre les compétences aux besoins des patients, nous allons contribuer à réduire l’épuisement professionnel, à améliorer l’équilibre des charges de travail et à assurer des soins plus sécuritaires et efficaces. »
Soutenir le personnel tout au long du changement
Le Royal souligne que la sécurité des patients et du personnel demeure sa priorité absolue. Cette initiative ne constitue pas une annonce de licenciements et ne consiste pas principalement en un exercice de réduction des coûts.
Conformément aux conventions collectives en vigueur, l’organisation s’engage à adopter une approche axée en premier lieu sur le redéploiement, en utilisant les postes vacants, les réaffectations, la reconversion professionnelle, les départs à la retraite et les outils de planification de la main-d’œuvre afin de minimiser les pertes d’emploi involontaires. Les licenciements demeurent un dernier recours.
Le Royal collabore directement avec ses partenaires syndicaux, notamment l’AIIO et le SCFP, dans le cadre de discussions en personne axées sur la collaboration, les stratégies d’atténuation et le respect des conventions collectives.
« Nous comprenons que le changement peut susciter de l’incertitude », a déclaré Mme Mohri. « C’est pourquoi nous communiquons tôt, nous échangeons avec les syndicats de manière significative et nous planifions soigneusement chaque étape afin de soutenir le personnel tout au long de ce processus. »
Réinvestir dans les soins de première ligne
L’optimisation de la main-d’œuvre comprend également le réinvestissement dans des rôles qui reflètent mieux la façon dont les soins sont offerts aujourd’hui. Cela comprend l’ajout de postes d’IAA et d’autres rôles de soutien permettant au personnel infirmier de se concentrer davantage sur les soins infirmiers – une approche qui a déjà donné des résultats positifs dans d’autres programmes et services du Royal.
Protéger les soins des patients
Les soins des patients ne seront pas compromis par cette initiative. Au contraire, l’harmonisation de la dotation en personnel avec les besoins des patients en temps réel renforce la sécurité, la qualité et la continuité des soins.
« Une dotation dynamique et fondée sur les besoins permet d’assurer que les ressources sont disponibles là où la demande clinique est la plus élevée », a conclu Mme Mohri. « C’est essentiel pour offrir des soins sécuritaires et durables dans un système de santé financé par des fonds publics. »
Prochaines étapes
Comme l’optimisation de la main-d’œuvre constitue une pratique courante, le Royal intégrera cette approche dans ses processus de gestion standards, en s’appuyant sur une communication continue avec le personnel, les syndicats, les médecins et les partenaires du système de santé. Le Royal demeure engagé à communiquer avec transparence et fournira des mises à jour au fur et à mesure que les plans seront finalisés.
À propos du Royal
Le Royal est un des principaux hôpitaux canadiens de traitement, de recherche et d’éducation en maladies mentales et en toxicomanies. Il a pour mission de soutenir les personnes âgées de 16 ans et plus qui sont confrontées à des situations complexes de maladie mentale et de dépendance. Depuis son ouverture en 1910, Le Royal est devenu une ressource de confiance pour les résidents de l’Est et du Nord de l’Ontario, de l’Ouest du Québec et du Nunavut.
Fort de ses campus d’Ottawa et de Brockville et de ses équipes cliniques qui œuvrent directement dans les foyers et les communautés, Le Royal offre des soins empathiques fondés sur des données probantes, ainsi que sur des recherches de pointe, notamment dans le cadre de son partenariat avec l’Université d’Ottawa et d’autres collaborateurs universitaires et communautaires. Son modèle intégré, qui conjugue soins, recherche, éducation et partenariats stratégiques, aide à façonner un avenir de rétablissement en santé mentale.
En dissociant la personne de la maladie, Le Royal aide un nombre grandissant de personnes à reprendre leur vie en main.
Contact avec les médias
Alyssa Nader, spécialiste en communication, Le Royal, anader@theroyal.ca