La collaboration, moteur de l’action

Le Royal fait partie d'une équipe de partenaires communautaires qui fournissent des services de santé aux résidents d'Ottawa dont les besoins ne sont souvent pas reconnus ou compris.

La clinique de santé mobile d’Ottawa Inner City Health, financée par TELUS Santé, fait partie du programme Santé pour l’avenir de Telus, qui a mis en place des cliniques mobiles dans les grandes villes du pays. Des professionnels de la santé travaillent dans chaque clinique mobile, offrant des soins de santé immédiats, compatissants et gratuits aux Canadiens défavorisés.

La nouvelle clinique ambulante a été officiellement lancée dans le cadre d’un événement spécial qui s’est tenu le 14 janvier 2020.

« Étant donné que je travaille dans le domaine de la santé mentale communautaire depuis plus de vingt ans, je peux vous dire sans équivoque que cette initiative aura un impact important et positif sur les habitants de notre ville dont les besoins sont souvent méconnus ou mal compris. C’est un grand jour pour Ottawa », a déclaré la Dre Susan Farrell, vice-présidente des Services de soins aux patients et du Programme de santé mentale communautaire au Royal.

La clinique mobile est une initiative qui repose avant tout sur la collaboration. Le Royal a établi un partenariat avec Ottawa Inner City Health, le Centre de santé communautaire Côte-de-Sable, le Centre de santé communautaire Somerset Ouest, Santé publique Ottawa et TELUS Santé.

Il est important de noter que cette collaboration ne concerne pas seulement les organisations qui fournissent ces services importants, mais aussi les personnes qui les recevront. 

« Les usagers des services ont fourni des idées et des commentaires à chaque étape du processus pour créer une clinique sur mesure, qui rencontre les personnes là où elles se trouvent et leur offre le soutien dont elles ont besoin », précise la Dre Susan Farrell.

La clinique mobile fera des arrêts programmés dans les quatre sites d’injection supervisée d’Ottawa, cinq jours par semaine, et elle sera dotée d’une infirmière praticienne, d’une infirmière en santé mentale et d’un psychiatre, ainsi que de pairs aidants ayant une expérience vécue de la maladie ou de la toxicomanie. Ces pairs jouent d’ailleurs un rôle essentiel dans la mise en relation des personnes qui ont besoin de soins avec la clinique mobile.

L’accès au réseau numérique permettra aux professionnels de la santé de partager des informations en toute sécurité, et chaque patient aura un dossier de santé électronique, même s’il n’a pas de carte santé.

La clinique mobile est conçue pour supprimer certains des obstacles liés à la prestation de soins médicaux auprès des populations vulnérables, étant donné que certaines personnes ne se sentent pas à l’aise de se rendre dans une clinique sans rendez-vous ou dans un cabinet médical traditionnel.

« Les défis pour aider nos citoyens sans-abri sont complexes et doivent être relevés avec urgence et compassion », affirme Jill Schnarr, vice-présidente de la Citoyenneté d’entreprise et des communications chez Telus. « En apportant les soins de santé directement aux communautés et aux personnes qui sont souvent mal desservies, nous rappelons à nos concitoyens qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils sont pris en charge et qu’il y a la promesse d’un avenir plus prometteur pour tous au Canada. »

Matthew « Matty » Gaudet est un spécialiste de la prévention des surdoses et pair aidant chez Ottawa Inner City Health. L’expérience directe de M. Gaudet en matière de toxicomanie et d’itinérance lui donne une perspective unique sur l’utilité de la nouvelle clinique mobile.

« Elle va vraiment changer l’avenir de beaucoup de gens », déclare M. Gaudet. Lors de l’inauguration, il a raconté une histoire personnelle qui illustre comment les soins de santé, dispensés gratuitement et sans jugement, peuvent sauver des vies.

« J’ai été à l’enterrement d’un ami et, la veille de sa mort, il m’avait appelé pour me demander de l’aide. Je lui avais répondu : "Je ne peux pas t’aider tant que tu es drogué. Rappelle-moi quand tu seras sevré". C’était ma dernière conversation avec lui. Je suis allé à son enterrement peu de temps après et j’ai vu son fils qui était là, il avait huit ans et nous demandait à tous pourquoi son père avait disparu. Et je me suis dit qu’il devait y avoir une autre solution », se souvient-il.

« J’ai très hâte de partir dans la camionnette et de voir ce que nous pouvons faire... avec l’aide de Telus et de nos partenaires communautaires, pour apporter plus d’espoir à nos clients, parce que c’est ce qui me manquait quand j’étais dans cette situation. »