La schizophrénie

Importance de la recherche sur la schizophrénie

La schizophrénie est un trouble mental chronique grave qui affecte plus de 23 millions de personnes dans le monde.

Les symptômes courants de la schizophrénie comprennent des pensées ou des expériences qui semblent déconnectées de la réalité; un discours ou un comportement désorganisé (symptômes positifs); des troubles de la concentration ou de la mémoire (symptômes cognitifs); ainsi qu’une participation réduite aux activités de la vie quotidienne ou un manque de motivation (symptômes négatifs).

Les personnes atteintes de schizophrénie peuvent améliorer leur qualité de vie grâce à un plan de traitement et à un soutien social adéquats, mais le parcours ver le rétablissement peut parfois être difficile.

Dans un premier temps, la combinaison et la gravité des symptômes varient considérablement d’une personne à l’autre, et il est donc parfois difficile de trouver le traitement qui convient le mieux à certaines personnes.

Étant donné que les causes de la schizophrénie sont encore en grande partie inconnues et que nous avons une compréhension limitée des mécanismes biologiques sous-jacents de ce trouble, les patients reçoivent des soins tout au long de leur vie et il s’agit souvent d’un long processus d’essais et d’erreurs. Les traitements comprennent habituellement une combinaison de médicaments, une formation sur les aptitudes à la vie quotidienne, une thérapie individuelle ou familiale, ainsi que des services coordonnés de soins spécialisés.

Ce manque de connaissances sur la schizophrénie entraîne souvent des obstacles au traitement, notamment un diagnostic tardif ou erroné, ainsi qu’une stigmatisation sociale.

De plus, bien que les médicaments actuels soient efficaces pour gérer les symptômes positifs de la schizophrénie, il n’existe pas de pharmacothérapie pour réduire l’incapacité, améliorer les problèmes cognitifs ou soulager les symptômes négatifs. C’est pourquoi il est essentiel d’effectuer des recherches permettant de découvrir les causes de la schizophrénie et de mettre au point de nouveaux traitements.

« Lorsqu’il s'agit de traiter la schizophrénie, l’intervention précoce est très importante. Il existe toutefois un certain nombre d’obstacles qui empêchent les personnes atteintes de schizophrénie d’obtenir rapidement les soins dont elles ont besoin, notamment un diagnostic retardé ou erroné. Par exemple, les psychiatres doivent encore se fier à la description des symptômes par le patient et aux observations cliniques des comportements pour poser un diagnostic précis, ce qui peut parfois signifier un long processus d’essais et d’erreurs. Toutefois, grâce à nos recherches, nous avons découvert un nouveau biomarqueur de la schizophrénie qui pourrait aider les gens à obtenir le traitement dont ils ont besoin plus rapidement et, espérons-le, améliorer leur qualité de vie. »

Nos activités

Les recherches spécialisées menées à l’Institut de recherche en santé mentale (IRSM) du Royal dans le domaine de la schizophrénie nous aident à mieux comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents de cette maladie afin d’améliorer les diagnostics (tant en termes de précision que de dépistage précoce).

Les recherches en cours ont notamment révélé de nouveaux biomarqueurs prometteurs de la schizophrénie et de nouvelles façons de comprendre et de traiter les symptômes négatifs (c.-à-d., la perte de fonctionnement dans des domaines comme l’expression des émotions, la motivation et le comportement social). Elles visent à améliorer l’évaluation et le traitement des troubles cognitifs au moyen de nouvelles technologies, comme les applications pour téléphones intelligents et la réalité virtuelle.

Les chercheurs de l’IRSM travaillent également en étroite collaboration avec les cliniciens du Programme de traitement de la schizophrénie du Royal pour mieux orienter les soins et appliquer rapidement les découvertes de pointe à la pratique clinique. En recueillant des données cliniques complètes au fil du temps, des programmes informatiques seront utilisés pour prédire les résultats et offrir des options de soins actualisées et personnalisées aux patients tout au long de leur rétablissement.

Orientations de recherche :

  • Compréhension des mécanismes biologiques sous-jacents, en particulier les changements dans le système des neurotransmetteurs de la dopamine;
  • Symptômes négatifs, tels que le manque de motivation et de plaisir;
  • Déficits cognitifs, tels que les troubles de la mémoire et de l’attention;
  • Optimisation et personnalisation des soins en s’appuyant sur des technologies transformatrices comme l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique.
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Nom
Carrie Robertson