Quand on parle de logement, on parle de santé mentale

Il n’y a pas assez de logements supervisés pour les personnes atteintes de maladie mentale.

De nombreuses personnes atteintes de maladie mentale sont confrontées à des difficultés supplémentaires dans le cadre de la crise actuelle du logement et de l’itinérance parce qu’elles ne peuvent pas accéder à un logement offrant des soutiens en matière de santé mentale. Cela signifie que nombre d’entre elles sont hospitalisées plus longtemps qu’elles ne l’auraient été si elles avaient eu accès à un logement supervisé adéquat, ou que leur santé mentale décline en l’absence de soutien une fois qu’elles quittent l’hôpital. Jusqu’à 50 % des personnes non logées au Canada vivent avec une maladie mentale.

« Il est impossible d’avoir une bonne santé mentale sans logement », déclare la Dre Joanne Bezzubetz, présidente et cheffe de la direction du Royal. « Les questions d’itinérance et de santé mentale sont indissociables. L’investissement dans des logements supervisés permettra d’économiser l’argent des contribuables tout en transformant des vies. C'est une question de bon sens. »

Anita Manley sait d’expérience la différence que peut faire un foyer stable. Elle est une porte-parole passionnée pour la santé mentale, une bénévole et un membre du conseil d’administration du Royal. Elle a connu la maladie mentale et l’itinérance, et le fait d’obtenir un logement stable avec des soutiens en santé mentale lui a donné une solide base pour se rétablir. Elle a récemment fêté ses 10 ans dans son appartement.

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Une maison assise dans une main

Beaucoup de choses ont changé au cours de cette période. Quand Mme Manley a quitté le Royal, elle n’avait qu’un sac de vêtements. Grâce à un travail acharné et à sa persévérance, elle a réussi à se faire un chez-soi, où elle est entourée de personnes qui l’aiment et la soutiennent. En 2015, lorsqu’elle a eu 50 ans, elle a accueilli 32 personnes dans son appartement pour une fête. « Je suis le genre de personne qui aime célébrer les anniversaires et marquer les occasions », explique-t-elle. « Je veux qu’on se souvienne de moi comme de quelqu’un qui a rassemblé sa famille et l’a nourrie! Lorsque j’étais sans-abri, je ne savais pas cuisiner, et le simple fait de pouvoir cuisiner à nouveau et de recevoir des gens pour leur faire à manger était un rêve devenu réalité. »

At Home/Chez Soi, une étude de recherche menée dans cinq villes canadiennes pendant quatre ans, a clairement démontré que la mise en place de logements offrant des soutiens en santé mentale contribue à mettre fin à l’itinérance et permet de transformer des vies. Cette étude a également démontré qu’il s’agit d’un investissement judicieux. En effet, elle a révélé que, sur une période de deux ans, chaque tranche de 10 $ consacrée au logement permettait aux contribuables d’économiser 21,72 $. Un tel investissement améliore les résultats des personnes atteintes de maladie mentale dans de nombreux domaines, notamment au niveau de leurs symptômes, leur participation à la vie communautaire et leur qualité de vie globale.

« Ce projet a débuté en 2008, et les résultats ont été publiés en 2014. Il est temps d’utiliser ses conclusions et de faire des progrès, rapidement. Nous payons le prix du manque de logements supervisés, mais le coût humain est bien plus élevé », explique la Dre Bezzubetz. « Les logements supervisés stables transforment des vies, les données probantes le montrent très clairement. »

Le Royal est un fier membre de l’Alliance pour mettre fin à l’itinérance à Ottawa. Visitez le site https://www.startswithhome.ca/ pour en savoir plus et pour soutenir la campagne « Starts With Home » de l’Alliance.